Développé par l’Electronic Development Institute (ELDI) du Nigéria, des « urnes électroniques » ont été développées avec comme objectif premier d’empêcher la fraude sur les votes aux élections nationales de 2019.

L’Afrique, terre d’expérimentation du vote électronique

Si en Europe ou aux USA le vote électronique réussit peu ou prou à s’implanter lors d’élections, son développement en Afrique est bloqué par des soucis techniques, politiques et financiers. Un projet nigérian répond à toutes ces problématiques. L’identification par reconnaissance faciale, empreintes digitales et par lecture de carte font partie des fonctionnalités les plus intéressantes et permettent un temps de vote entre 50 et 90 secondes par électeur. Synchronisé sur le cloud, ces urnes permettent également de suivre les résultats des élections en direct limitant ainsi les possibilités de fraude.

Cependant, de tous ses avantages, la véritable innovation vient de la capacité du dispositif à fonctionner sans batterie ni électricité courante, comptant simplement sur l’énergie solaire. Encore très onéreux surtout à une échelle nationale, ce dispositif apporte des éléments de réponse pour le développement d’élections sécurisées en Afrique. Reste à voir maintenant si le Nigéria aura la capacité à financer ces urnes, avec une estimation d’investissement à plus d’un milliard d’Euros.

Rédigé par Quentin Delzanni
Community Manager / rédacteur web