La nouvelle est époustouflante. Elle a été diffusée il y a peu par la revue américaine « The New Scientist », selon laquelle une technique scientifique destinée au départ à l’analyse de séquences...

La nouvelle est époustouflante. Elle a été diffusée il y a peu par la revue américaine « The New Scientist », selon laquelle une technique scientifique destinée au départ à l’analyse de séquences d’ADN pourrait servir à la lutte contre le courrier indésirable. Il s’agit d’un algorithme baptisé Chung-Kwei (du nom d’un talisman feng-shui censé protéger la maison des esprits diaboliques) et développé par le groupe de recherche bioinformatique d’IBM.

Au lieu de l’utiliser pour l’analyse de séquences ADN, les chercheurs l’ont appliqué à la détection de 66.697 messages identifiés comme du spam : sur ce nombre, le programme en a reconnu 64.665, soit 96,56 %.

Bien souvent, les solutions anti-spam traditionnelles présentent le risque d’écarter des messages qui sont légitimes. Le programme d’IBM ne s’est trompé qu’une seule fois sur 6.000. Un autre avantage de cette solution réside dans sa capacité à rivaliser avec les techniques fréquemment utilisées par les spammeurs. Par exemple, Chung-Kwei est capable d’associer la lettre « s » et le signe « $ », souvent interchangés par les expéditeurs de courriers indésitrables pour tromper les filtres (sex / $ex).

Aujourd’hui, IBM pense déjà à l’intégration - d’ici quelques temps et après quelques améliorations - de Chung-Kwei à SpamGuru, son produit commercial anti-spam.

(Atelier groupe BNP Paribas – 25/08/2004)