plus de 20 %. Selon une étude réalisée par le cabinet Andersen Consulting, dès l’arrivée de la monnaie unique, la baisse des prix dans les hypermarchés pourrait atteindre plus de 20 %. En effet, dè...

plus de 20 %. Selon une étude réalisée par le cabinet Andersen Consulting, dès l’arrivée de la monnaie unique, la baisse des prix dans les hypermarchés pourrait atteindre plus de 20 %. En effet, dès 1999, les centrales d’achat des grandes chaînes de distribution pourront faire jouer la concurrence auprès de leurs fournisseurs, tous les prix seront alors exprimés dans la même monnaie et il n’y aura plus de risque de change. Or, en fonction des pays concernés, les industriels alimentant nos hypermarchés pratiquent des prix allant pratiquement du simple au double. Elles n’hésiteront donc pas à aller s’approvisionner au-delà des frontières et répercuteront cette baisse sur les étiquettes obligeant tout le monde à s’aligner. Si au départ, cette baisse des prix sera une chance pour les consommateurs, elle entraînera aussi un resserrement des marges bénéficiaires du distributeur et du producteur pouvant entraîner des restructurations ou des délocalisations. Auteur de l’étude chez Andersen, Valérie Simmonnet avertit “les distributeurs qui affirment oeuvrer en faveur de la défense des consommateurs grâce à une politique de prix bas vont peut-être aussi leur faire perdre leur emploi. Finalement personne ne va y gagner”. (Aujourd’hui - 28/09/1998)