Smart city

L'intelligence artificielle joue les agents de circulation

  • 14 Juin
    2018
  • 2 min

Le géant chinois Alibaba a conçu un système basé sur l'intelligence artificielle pour améliorer la mobilité urbaine. Testé en Chine, le dispositif va désormais être déployé en Malaisie.

Une ville organisée à l'aide de l'intelligence artificielle : voilà qui semble tiré d'un scenario de science-fiction. Il s'agit pourtant d'un programme tout ce qu'il y a de plus réel, mis en place par Alibaba, géant du commerce en ligne chinois souvent comparé à Amazon, dans la ville de Hangzhou. Baptisé City Brain, le dispositif brasse de larges quantités de données de mobilité récoltées auprès des pouvoirs publics, des applications de navigation et des caméras de surveillance. Ces données sont ensuite traitées à l'aide d'algorithmes d'intelligence artificielle, qui permettent d'optimiser le fonctionnement des feux tricolores pour fluidifier la circulation, mais aussi de repérer plus facilement les voitures en stationnement illégal et les accidents de la route, pour permettre aux secours d'intervenir plus vite. D'abord déployé sous forme de projet pilote dans l'un des quartiers de la ville, où il a permis de réduire les embouteillages de 15%, il a été étendu à la totalité de la municipalité, et va désormais être exporté à Kuala Lumpur. Les autorités publiques recourent de plus en plus au traitement des données de mobilité pour optimiser le fonctionnement des villes. Cependant, ces expériences sont souvent menées en partenariat avec des entreprises privées, ce qui pose la question de la confidentialité des données publiques ainsi employées. D'où la décision prise récemment par la municipalité de New York de veiller à l'éthique des algorithmes employés par les pouvoirs publics. Un exemple à suivre ?

Rédigé par Guillaume Renouard