Smart city

L'open data se met au service de la transparence démocratique

  • 21 Nov
    2017
  • 2 min

La start-up parisienne OpenDataSoft met à disposition des collectivités et des citoyens sa plateforme d'hébergement, de visualisation et d'échange des données publiques.

Un moyen d'intégrer les citoyens au processus démocratique et garantir la transparence des institutions. À l'heure du big data et des objets connectés, la nécessité d'ouvrir et de partager les données devient impérieuse. Au niveau politique, l'ouverture des données pourrait permettre, en effet, une optimisation des services publics locaux et nationaux et garantir la transparence des institutions, condition fondamentale de l'instauration d'une véritable démocratie. Encore, l'open data permet aux citoyens de co-construire directement avec la puissance publique et de devenir ainsi acteur de sa ville. Ainsi, l'open data n'est pas qu'un simple outil de performance, c'est avant tout un ressort de la démocratie réelle puisqu'elle permet aux citoyens de surveiller les institutions et de participer aux politiques publiques. Agir et réagir donc. En ce sens, la start-up française OpendataSoft a mis au point une plateforme numérique permettant aux collectivités et aux citoyens d'héberger, de visualiser et d'échanger, via une API, des données issues des services de la ville. Une plateforme de rencontre entre acteurs privés et publics donc, dans l'esprit de l'open innovation citoyenne. Aujourd'hui, si près de 78 collectivités ont franchi le cap de l'open data en France, on ne peut pas en dire autant de l'autre côté de l'Atlantique. C'est pourquoi OpenDataSoft vient d'exporter sa proposition de valeur aux États-Unis en ciblant majoritairement les petites ou moyennes collectivités qui, faute de ressources et de moyens, peinent à devenir « smart ». Si ces initiatives concourent à faire entrer l'esprit de partage et de transparence dans les mœurs, les vertus de l'open data dépendent surtout d'une volonté politique. L'open data n'est alors qu'un outil dont la fin serait... la démocratie.

Rédigé par Théo Roux