Smart city

Los Angeles mise sur la multimodalité

  • 22 Nov
    2017
  • 2 min

À Los Angeles, les habitants pourront utiliser les services – subventionnés par la ville – d'une start-up de chauffeurs à la demande pour accéder à certaines stations de métros. L'avenir du transport passe-t-il par la multimodalité ?

La multimodalité est un sujet d'avenir. De la même manière que la livraison au dernier kilomètre constitue une difficulté, le trajet des citoyens vers ou depuis les stations de transport en commun n'est pas toujours des plus simples. Surtout aux États-Unis où l’automobile est reine et les transports publics laissent à désirer. Les citoyens n'ont pas tous accès à des bus, métros ou tramways près de chez eux ou de leur lieu de travail et doivent souvent coupler plusieurs moyens de transports pour se rendre d'un point A à un point B quand ils ne prennent pas la voiture. Il n'est pas rare par exemple que les habitants d'Oakland ou de Berkeley qui travaillent à San Francisco utilisent le Bart (l'équivalent local du RER parisien) pour éviter le pont du Bay Bridge embouteillé, avant de prendre le bus, une trottinette (électrique), un vélo ou de faire appel à un service de chauffeur à la demande comme Uber ou Lyft. Pour faciliter les trajets de ses administrés, la ville de Los Angeles va jusqu'à subventionner certains recours à la start-up Via, dès l’été prochain. Cette application de courses partagées à la demande ressemble à Chariot, le service de navette communautaire racheté par Ford. Grâce au partenariat conclu par Los Angeles, les utilisateurs du métro local vont ainsi pouvoir réserver une course depuis ou vers trois stations majeures et payer avec leur carte de transport habituelle. Le projet est financé par une allocation de 1,35 million de dollars de la part de la Federal Transit Administration, l'agence fédérale qui soutient le transport public. L'objectif poursuivi est bien entendu de faciliter l'accès aux transports en commun. En plus d’être plus égalitaire, promouvoir ce type d'alternatives aux véhicules individuels pourrait contribuer à désengorger les routes américaines.

Rédigé par Sophia Qadiri