Estimant s'être acquitté de ses obligations, le numéro un mondial des éditeurs de logiciel entend bien ne pas se laisser faire par la Commission européenne, qu'il accuse d'avoir mené son enquête...

Estimant s'être acquitté de ses obligations, le numéro un mondial des éditeurs de logiciel entend bien ne pas se laisser faire par la Commission européenne, qu'il accuse d'avoir mené son enquête "en secrète collaboration avec les adversaires de Microsoft et en violation des règles de communication qu'elle a elle-même établies avec l'expert indépendant".
 
Microsoft vient de déposer plusieurs recours devant des cours fédérales aux Etats-Unis contre ces procédures qu'il juge empreintes de partialité. L'éditeur réclame à Bruxelles les correspondances entretenues avec des acteurs comme Ibm, Oracle ou Sun, membres de l'Ecis (Comité européen pour des systèmes interopérables) qui vient par ailleurs de déposer une nouvelle plainte contre Microsoft.
 
Toujours menacé d'une amende quotidienne de deux millions d'euros, l'éditeur met en cause la neutralité de la Commission européenne alors qu'il s'apprête à être entendu par Bruxelles, les 30 et 31 mars prochains.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 06/03/2006)