C’est du donnant-donnant. Dimanche dernier, la Commission européenne annonçait une suspension d’application des mesures imposées à l’éditeur de logiciels par la Cour Européenne de Justice. Il...

C’est du donnant-donnant. Dimanche dernier, la Commission européenne annonçait une suspension d’application des mesures imposées à l’éditeur de logiciels par la Cour Européenne de Justice. Il s’agissait de livrer une version de son système d’exploitation Windows sans son logiciel de lecture audio-vidéo Media Player. L’institution européenne avait également enjoint la firme de Redmond de divulguer certaines informations relatives à son OS à des éditeurs tiers, dans un souci d’interopérabilité de leurs produits avec ceux de Microsoft.

Le 27, ces requêtes étaient donc suspendues. L’on apprend aujourd’hui qu’au lendemain de cette décision Microsoft a payé l’amende qui lui avait été infligée par la Commission européenne : 497 millions d’euros, une somme record au nombre de celles jamais infligées par l’Europe.

Microsoft a donc puisé quelques deniers sur ses comptes en banque, et soldé son compte auprès de l’Europe. Dans le même temps, l’éditeur a demandé à la Cour Européenne de Justice d’être plus précise quant à son injonction. L’éditeur souhaite ainsi recevoir des « clarifications plus poussées pour savoir ce qu’il doit retirer de Windows afin de se mettre en conformité », selon les propos tenus par Brad Smith, principal conseiller de l’éditeur.

(Atelier groupe BNP Paribas – 02/07/2004)