Le géant japonais de l’électronique et de l’informatique Fujitsu a mis au point une nouvelle technologie de cryptage. Le groupe annonce à qui veut l’entendre qu’il demanderait 20 millions...

Le géant japonais de l’électronique et de l’informatique Fujitsu a mis au point une nouvelle technologie de cryptage. Le groupe annonce à qui veut l’entendre qu’il demanderait 20 millions d’années à un super-calculateur de le décrypter.

La technologie, dévoilée par le quotidien japonais Nihon Keizai Shimbun, utilise la méthode de cryptage la plus répandue : le système RSA (du nom de ses trois inventeurs : Rivest, Shamir et Adleman), qui utilise ordinairement des codes de 1024 chiffres comme clefs de cryptage. Fujitsu est allé plus loin en ayant recours à des codes de 2048 chiffres.

Voici l’explication des 20 millions d’années, alors qu’aujourd’hui un supercalculateur peut en dix ou vingt ans décoder les cryptages existants. Certains pourront opposer au système de Fujitsu des temps très longs dans le processing des cartes à puce. Seulement, Fujitsu a pensé à tout et mis au point un circuit capable de gérer l’information à grande vitesse, ce qui devrait faciliter la commercialisation de son système de cryptage.

A priori, celui-ci sera prioritairement destiné à des applications dans le domaine de la signature électronique et vendu à des établissements de cartes de crédit.

(Atelier groupe BNP Paribas – 08/07/2004)