D’ici à mi-1999, Motorola prévoit de supprimer 15 000 emplois, soit 10 % de ses effectifs. La direction vient d’envoyer à 25 000 de ses salariés aux Etats-Unis une lettre les incitant à opter pour u...

D’ici à mi-1999, Motorola prévoit de supprimer 15 000 emplois, soit 10 % de ses effectifs. La direction vient d’envoyer à 25 000 de ses salariés aux Etats-Unis une lettre les incitant à opter pour un départ volontaire. Au-delà du 9 octobre, date d’expiration de cette lettre, débuteront les licenciements visant pour le moment les seuls personnels de l’activité semi-conducteurs. Sur les 45 000 emplois que compte sa division semi-conducteurs, Motorola souhaite supprimer 5 000 emplois. Mardi, Motorola a annoncé que 30 % de sa production de “puces” devra être assurée en l’an 2000 par des sous-traitants, chiffre qui serait porté à 50 % en 2002. Cette production repose actuellement pour 10 à 12 % sur des partenaires extérieurs. D’ici à 2002, cette “externalisation” conduira Motorola à se séparer de la moitié de ses trente-cinq usines de fabrication de composants dans le monde (dont 21 aux Etats-Unis), soit en les fermant, soit en les vendant. A l’image de ses concurrents, Motorola est victime du recul des ventes dans les semi-conducteurs. Ses ventes ont chuté de 11 % au deuxième trimestre. (Le Monde - 1er/10/1998)