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La nature, source première d'inspiration pour les technologies éoliennes

  • 03 Nov
    2017
  • 2 min

Le biomimétisme, qui consiste à s'inspirer de la nature pour l'innovation technologique, n'est pas un phénomène nouveau. En pleine expansion, il concerne de plus en plus le secteur éolien.

L'étude de la nature, sous quelque forme que ce soit – végétale ou animale –, donne lieu à des développements technologiques. Et il semble que dans le domaine éolien, la nature inspire particulièrement les chercheurs. Reproduire les mouvements des ailes du colibri ou du roseau face au vent, tels sont les paris de TYER wind et Windstalk. D'après une étude publiée en février, les turbines calquées sur le modèle des insectes seraient jusqu'à 35% plus efficientes que les autres. Il y a quelques années déjà, en partenariat avec la société ENEL Green Power, l'architecte italien Renzo Piano dessinait une éolienne inspirée d'une libellule. De son côté, WhalePower a imaginé des pales équipées de tubercules semblables à ceux présents sur les nageoires des baleines à bosse pour optimiser leur aérodynamisme et augmenter les performances des turbines. À l'université, les cours en ingénierie biomimétique se multiplient : à Stanford, une équipe de chercheurs a construit FLOWE, une ferme éolienne à turbines verticales, sans hélices, entre lesquelles l'énergie circule de façon similaire aux vortex entre les poissons d'un même banc – pour un gain d'espace et une production d'énergie jusqu'à dix fois plus importante ; tandis qu'à l'université de Virginie, c'est la résistance des feuilles de palmier face au vent qui a inspiré la création de pales rétractables. Les solutions au réchauffement climatiques sont-elles à chercher dans la nature ?

Rédigé par Marie-Eléonore Noiré