Nortel va achever sa mutation, en se défaisant de ses derniers sites industriels pour se concentrer sur son activité de développement de nouvelles technologies et de nouveaux produits. La société...

Nortel va achever sa mutation, en se défaisant de ses derniers sites industriels pour se concentrer sur son activité de développement de nouvelles technologies et de nouveaux produits. La société canadienne, qui a failli ne pas se remettre de l’éclatement de la bulle Internet, a annoncé être en pourparlers avec Flextronics, un sous-traitant originaire de Singapour. Un minimum de 500 millions de dollars est évoqué.

Ces cinq dernières années, Nortel a déjà vendu les trois quarts de ses sites, et le personnel représente aujourd’hui 35.500 personnes. Le rachat par Flextronics concernerait deux usines au Canada, une au Brésil, une en Irlande et le site de Châteaudun, en France, qui emploie une grande partie des 3000 salariés français de Nortel. Sur l’ensemble des usines dispersées dans le monde, ce sont 2500 salariés qui sont menacés par les rachats.

Pour l’heure, rien n’est signé entre les deux acteurs, mais Nortel a fait savoir que la transaction prévoirait le paiement par le sous-traitant de 500 millions de dollars en numéraire dans les neuf mois suivant la signature de l’accord, et que Flextronics pourrait « gérer des ventes qui correspondent à plus de deux milliards de dollars par an ».

(Atelier groupe BNP Paribas – 23/01/2004)