Vendredi soir, au terme de son offre publique d'achat lancée sur son concurrent Peoplesoft, Oracle faisait savoir qu'il avait convaincu plus de 60 % des actionnaires de Peoplesoft. Parmi les plus...

Vendredi soir, au terme de son offre publique d'achat lancée sur son concurrent Peoplesoft, Oracle faisait savoir qu'il avait convaincu plus de 60 % des actionnaires de Peoplesoft. Parmi les plus gros poissons péchés par Oracle, nous citions notamment dans la lettre de vendredi dernier les fonds de pension Calpers, Capital Guardian Trust, Paulson & Co. et P. Schoenfeld Asset Management.

60 %, donc. Beau score... qui ne va cependant pas suffire à Larry Ellison. Le directeur général d'Oracle a dû en effet faire face une fois de plus au rejet du conseil d'administration de Peoplesoft, selon lequel cette offre à 9,2 milliards de dollars est insuffisante. Ses membres ont fait savoir qu'ils allaient œuvrer pour que les actionnaires changent d'avis en leur montrant la valeur supérieure de Peoplesoft.

Pour l'instant, Peoplesoft joue beaucoup sur sa "poison pill", cette arme anti-OPA qui protège la société en imposant à son éventuel repreneur des coûts supplémentaires d'acquisition. Sauf qu'un tribunal pourrait éventuellement juger que cette pilule empoisonnée doit être supprimée. Si ce scénario se confirme, Oracle n'aura plus alors qu'à relever un peu son offre pour convaincre les derniers actionnaires réticents. Et la voie sera libre...

(Atelier groupe BNP Paribas - 22/11/2004)