2 volts par mètre : c’est le seuil d’exposition aux ondes électromagnétiques défini par une charte signée en mars 2003 par les opérateurs de téléphonie mobile d’un côté et la mairie de Paris de...

2 volts par mètre : c’est le seuil d’exposition aux ondes électromagnétiques défini par une charte signée en mars 2003 par les opérateurs de téléphonie mobile d’un côté et la mairie de Paris de l’autre. Aujourd’hui, la majorité des antennes-relais dispersées au cœur de Paris sont même en deçà de cette exposition, puisque 84 % des mesures effectuées sur elles révèlent des expositions inférieures à 0,5 volt par mètre…

Sauf exception. Parce qu’il y a des exceptions ! Comme cette antenne-relais de l’opérateur Orange implantée avenue Gambetta (XXe arrondissement), prise en flagrant délit d’émission trop forte d’ondes : 3 volts par mètre.

L’opérateur a donc été contraint de suspendre le fonctionnement de son antenne. C’est une grande première, même si les associations qui militent en faveur d’une baisse du seuil électromagnétique ne devraient pas en rester là et exiger de plus en plus d’effort des opérateurs.

Tandis qu’Yves Contassot, adjoint à l’environnement de la mairie de Paris, affirmait vendredi que la charte « est la plus protectrice du monde » par les niveaux qu’elle impose, les associations continuent de militer pour un seuil d’exposition maximum de 0,6 volt par mètre. Elles mettent en avant un principe de précaution et l’observation d’effets biologiques sur le vivant (thermiques, notamment) à partir d’une exposition à un volt par mètre.

(Atelier groupe BNP Paribas – 28/06/2004)