Le ministère de la Justice américain (la DOJ) a accordé son feu vert à la fusion entre deux acteurs du marché des logiciels professionnels, PeopleSoft et J.D. Edwards. Le rachat du deuxième par le...

Le ministère de la Justice américain (la DOJ) a accordé son feu vert à la fusion entre deux acteurs du marché des logiciels professionnels, PeopleSoft et J.D. Edwards. Le rachat du deuxième par le premier, qui faisait l’objet d’une enquête de la DOJ, ne menace donc pas la concurrence. Cette opération s’élève à 1,77 milliard de dollars.

Mais la réussite de cette fusion ne décourage pas Oracle, troisième société spécialisée dans le progiciel, de racheter PeopleSoft, désir que l’entreprise a exprimé depuis plus d’un mois. Oracle propose toujours 6,3 milliards de dollars pour acheter PeopleSoft, et a présenté des garanties pour rassurer les clients de ce dernier. La DOJ étudie actuellement si le rapprochement ne nuirait pas à la libre concurrence.

Mais de plus en plus d’experts estiment que cette fusion est inévitable, l’entité créée ne menaçant pas le numéro un du secteur SAP. Les autorités anti-trust ne devraient donc pas s’opposer à l’opération, et aucune autre société ne semble en mesure de surenchérir sur l’offre d’Oracle. Les clients de PeopleSoft et de J.D. Edwards se retrouvent donc dans une position inconfortable, n’étant pas sûrs d’obtenir un service de maintenance efficace de leurs logiciels, bien qu’Oracle les en ait assurés.

(Atelier groupe BNP Paribas – 16/07/03)