La société française Picogiga, spécialisée dans les composants électroniques en arséniure de gallium, vient de demander au tribunal de commerce l’ouverture d’une procédure collective ...

La société française Picogiga, spécialisée dans les composants électroniques en arséniure de gallium, vient de demander au tribunal de commerce l’ouverture d’une procédure collective de redressement judiciaire. Entendant poursuivre ses activités, Picogiga compte ainsi obtenir du tribunal d’être protégée de ses créanciers, dont 85 % sont des porteurs d’obligations convertibles. Au 1er semestre 2002, Picogiga a réalisé un chiffre d’affaires de 4,6 millions d’euros et une perte nette de 6 millions d’euros. La société table sur un chiffre d’affaires de 6 à 7 millions d’euros et un résultat courant négatif d’environ 10 millions sur l’ensemble de l’année 2002. La baisse des commandes sur ses deux principaux marchés : la téléphonie mobile et la boucle locale radio, explique ce résultat. Fin septembre 2002, afin de pouvoir sortir de cette situation financière critique, Picogiga avait signé un accord portant sur l’acquisition de 40 à 47 % de son capital par le groupe belge Umicore Cet accord a été dénoncé le mois dernier par Umicore. Une procédure de conciliation, non aboutie à ce jour, a été ouverte fin octobre. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 20/11/2002)