sur Internet. Alors qu’aux Etats-Unis, Sony ou Warner proposent déjà des bulletins de commandes sur leurs sites Internet, les Européens démarrent tout juste. Dès 2002, selon le SNEP, le Syndicat na...

sur Internet. Alors qu’aux Etats-Unis, Sony ou Warner proposent déjà des bulletins de commandes sur leurs sites Internet, les Européens démarrent tout juste. Dès 2002, selon le SNEP, le Syndicat national de l’édition phonographique, la distribution de musique au travers des services en ligne devrait représenter 10 % du chiffre d’affaires des productions. Le SNEP, tout comme les autres organismes professionnels, réclame toutefois une protection juridique renforcée pour les transmissions interactives à la demande, ce qui fait du reste l’objet d’un projet de directive européenne. En décidant de vendre ses meilleures productions en France et en Allemagne sur Internet, Polygram, numéro un mondial, est la première major à “oser” le commerce électronique en Europe. Toutefois, la date de mise en fonction dépendra de chaque direction nationale. Des “magasins virtuels” ont été ouverts par Polygram en Grande-Bretagne pour deux de ses filiales (Island Records en début d’année, Polydor le mois dernier). D’autres labels indépendants comme Creation (producteur d’Oasis) ou Nude (éditeur de Suede) en Grande-Bretagne ont aussi annoncé leur arrivée sur le Net pour cet été. Le marché en France est beaucoup plus frileux. Comme le cite le SNEP, le bouquet TPS, par exemple, a proposé aux éditeurs de préparer avec eux “deux ou trois prototypes de services liés à la consommation de musique”. (Les Echos La Tribune 04/08/1998)