Au premier semestre clos le 30 septembre, le groupe japonais NEC a enregistré une perte consolidée avant impôts et éléments extraordinaires de 24,5 milliards de yens (1,13 milliard de F) contre un b...

Au premier semestre clos le 30 septembre, le groupe japonais NEC a enregistré une perte consolidée avant impôts et éléments extraordinaires de 24,5 milliards de yens (1,13 milliard de F) contre un bénéfice pour la même période de l’an passé de 65,2 milliards de yens. NEC a également vu ses ventes consolidées chuter à 2 113 milliards de yens. Ce résultat est encore un peu plus mauvais que ne l’avait laissé craindre les dirigeants du groupe mi-septembre. Ayant perdu son leadership traditionnel sur le marché japonais de la micro-informatique, NEC s’est allié au constructeur californien Packard-Bell, lui-même en difficultés commerciales et financières. Le ralentissement des investissements des exploitants japonais de téléphone et la crise en Asie sont en grande partie à l’origine des difficultés rencontrées par NEC. Après deux ans de crise, le marché des semi-conducteurs, dont il occupe le deuxième rang mondial, ne donne toujours aucun signe de redressement. Selon Shigeo Matsumoto, un directeur du groupe “nos résultats ont été affectés, non seulement par la baisse des prix des composants, mais aussi par le retard pris dans le redressement de Packard-Bell”. Pour l’ensemble de l’exercice clos fin mars, NEC prévoit une perte courante imposable de 35 milliards de yens et une perte nette de même montant. (Le Figaro 24-25/10/1998)