perte. Alors que Sega prévoyait pour l'exercice 1997-1998 un bénéfice de 3 milliards de yens (142 millions de F), Sega vient d'annoncer, par anticipation, une perte nette consolidée de 32,8 milliar...

perte. Alors que Sega prévoyait pour l'exercice 1997-1998 un bénéfice de 3 milliards de yens (142 millions de F), Sega vient d'annoncer, par anticipation, une perte nette consolidée de 32,8 milliards de yens (1,55 milliard de F). Depuis son entrée en Bourse en 1988, c'est la première fois que le groupe est déficitaire. Non seulement Sega a enregistré un certain nombre de déboires parmi ses différentes filiales à l'étranger, mais sa console Saturn a connu un échec cuisant face à ses concurrents, la PlayStation de Sony et la nouvelle console 64 bits de Nintendo. Détenant encore 27 % du marché dans l'archipel, Sega a vu sa pénétration en Europe et aux Etats-Unis tomber à moins de 8 % "le groupe a complètement raté son entrée sur le marché de la 32 bits avec un produit cher, un nombre de titres insuffisant et s'est fait laminer par la concurrence". Il est vrai, que lors de son lancement en été 1995, la Saturn coûtait 3 300 F alors que Sony proposait sa PlayStation fin septembre 1995 aux alentours de 1 500 F. Sega devrait réorganiser aux Etats-Unis trois de ses filiales, Sega of America, Sega Soft Networks et Sega Entertainment. Non seulement les filiales hors Japon ont perdu sur l'exercice 47 milliards de yens environ, mais Sega prévoit en outre une perte de 10,5 milliards de yens provenant de la liquidation de stocks invendus avant le lancement en 1999 d'une nouvelle console de jeux. (Le Monde - 15-16/03 - La Tribune - 16/03/1998)