Smart city

Des prisonniers apprennent à coder

  • 16 Août
    2017

Le programme américain Last Mile souhaite réinsérer les prisonniers grâce à l'apprentissage du code.

Depuis les années 1970, la population carcérale a augmenté de près de 700% aux États-Unis, pour 60% de récidive et un coût de 48 milliards par an pour les institutions fédérales. L'incarcération a un prix. 

Créé sous l'aile de l'entrepreneur Chris Redlitz, le programme Last Mile se propose de répondre à ces problèmes en facilitant la réinsertion des prisonniers de San Quentin en Californie grâce à la formation... high Tech. Tout en leur fournissant des compétences recherchées sur le marché de l'emploi.

En 2014 est créée sur place la première école carcérale de code. Les détenus y apprennent les langages HTML, Python, JavaScript, et CSS. Ils y acquièrent également des compétences en UX Design et data visualisation. Pour Charles Pattillo, cadre a la CALPIA (California Prison Industry Authority), les détenus étudiants sont prometteurs : « La plupart d'entre eux en savent plus que les gens dans la rue. Ils en savent même plus que moi. »

En 2016, une agence de développement Web a été fondée au sein de la prison, sous le nom de The Last Miles Works. Soit un échange de bon procédés : l'opportunité de développer un site web à bas coût pour les entreprises tout en permettant la réhabilitation des prisonniers en société, lors de leur libération. À titre d'exemple Airbnb a collaboré avec ces codeurs singuliers. Pour l'anecdote, la prison de San Quentin a reçu la visite de Mark Zuckerberg et de Barack Obama, l'an dernier. De quoi susciter des engouements dans l'univers de la Tech.