Smart city

Qui remportera la course au taxi autonome ?

  • 05 Mar
    2018
  • 2 min

Constructeurs automobiles et services de chauffeurs à la demande annoncent le lancement prochain de leur flotte de taxis autonomes. Où en est-on ? État des lieux.

L'avenir de la mobilité sera fait de taxis électriques et autonomes, les experts l'affirment depuis plusieurs années. Et ces prédictions semblent sur le point de se matérialiser si l'on en croit les récentes annonces (et leur nombre !). Les constructeurs de véhicules (autonomes) et les services de chauffeurs à la demande veulent tous participer à ce nouveau mode de mobilité. La concurrence fait rage, même s'il s'agit pour l'instant encore de pilotes. Les partenariats se multiplient. Nissan et DeNA vont ainsi tester leur service de véhicules sans conducteur dès le mois prochain, au Japon. Mercedes et Bosch seront prêts dans quelques mois à présenter leur technologie – probablement en Europe puisque l'information a été donnée à un média allemand. Et puis il y a Ford, qui teste deux types de véhicules autonomes à Miami : l'un pour les livraisons, l'autre – avec la technologie de la start-up Argo – a vocation à transporter des passagers. Pendant que les entreprises traditionnelles s'assurent de la fiabilité de leurs engins et évoquent des dates de mises en route, Waymo (du groupe de Google) vient d'avoir le feu vert pour déployer un service de mobilité à la demande à Phoenix (Arizona), en 2018. Celui de Cruise (GM) est prévu pour 2019 à San Francisco. À Dubaï, Tesla a déjà livré 50 véhicules destinés à devenir des taxis sans conducteur. Uber a quant à lui annoncé via son CEO sur Twitter, sa collaboration en la matière avec Toyota et potentiellement d'autres constructeurs, espérant avoir des véhicules autonomes en circulation au sein de son réseau d'ici un an. Lyft construit aussi sa propre technologie, ce qui ne l'empêche pas de signer des accords avec GM, Jaguar Land Rover, Alphabet's Waymo, NuTonomy et Ford. Enfin, leur concurrent chinois, Didi, envisage, lui, de travailler avec Renault-Nissan-Mitsubishi au développement de sa flotte de véhicules autonomes. Ces voitures sans conducteurs devront opérer dans des zones non délimitées (contrairement aux navettes existantes) et faire face à de nombreux obstacles – ce qui freine encore les ardeurs des citoyens américains. Si la technologie fait ses preuves et rassure, l'adoption ne sera qu'une question de temps (et de réglementation) : le marché des véhicules autonomes pourra alors valoir près de 83 milliards de dollars d'ici 2025, d'après une étude du cabinet de conseil Frost & Sullivan publiée en mai dernier.

Rédigé par Sophia Qadiri