A San Francisco, une proposition visant à taxer les entreprises de la tech rappelle que les relations entre municipalités et entreprises innovantes sont parfois difficiles.

San Francisco continue de durcir les règles pour les startup

Le chemin qui mène à la smart city est semé d'embûches, parmi lesquelles les tensions croissantes entre municipalités et poids lourds de la tech figurent en bonne place. En mai dernier, Uber et Lyft quittaient Austin à cause d’une loi locale leur déplaisant, tandis qu’à l’automne 2015, une proposition visant à restreindre les activités d’Airbnb à San Francisco était finalement rejetée dans les urnes après une campagne houleuse.

Aujourd’hui, la ville de San Francisco envisage de taxer l’ensemble des entreprises de la tech à hauteur de 1,5%. L’objectif : faire contribuer les startup, souvent accusée d’entrainer une gentrification galopante, au financement de logements abordables. La proposition a dores et déjà entraîné de vigoureuses réactions. L’entente cordiale entre acteurs privés innovants et pouvoirs publics, condition nécessaire à la gestion des problématiques smart city, n’est pas à l’ordre du jour dans la Baie.

Rédigé par Guillaume Renouard