Alors que Sony, son concurrent, s'apprête à lancer sa nouvelle console de jeux PlayStation 2, les ventes de Sega au Japon sont deux fois plus faibles que prévu. Pour la troisième année consécutive...

Alors que Sony, son concurrent, s'apprête à lancer sa nouvelle console de jeux PlayStation 2, les ventes de Sega au Japon sont deux fois plus faibles que prévu. Pour la troisième année consécutive, le fabricant de jeux vidéo japonais s'apprête à enregistrer une perte nette consolidée de 44,9 milliards de yens (421 millions d'euros), contre une perte initialement prévue de 19,8 milliards de yens. Cette aggravation des pertes s'explique par les ventes catastrophiques de la console de jeux Dreamcast au Japon, alors que cette dernière se vend bien en Europe et aux Etats-Unis. "L'effet PlayStation2" joue a fond sur son marché domestique. Au Japon, les ventes de consoles sur le second semestre de l'exercice en cours (septembre 1999-mars 2000) devraient plafonner à 600 000s unité, au lieu des 1,1 million prévus. Par ailleurs, Sega prévoit de commercialiser 4,3 millions de jeux seulement au lieu de 8,75 millions. Pour redresser la situation financière du groupe, la société de services CSK, maison mère de Sega, et son chairman, Isao Okawa, vont souscrire chacun 18 millions d'actions nouvelles pour une valeur de 101,38 milliards de yens (956 millions d'euros). A l'issue de cette opération, ils détiendront respectivement 37,5 % et 21 % du capital de Sega. (Christine Weissrock - Atelier Paribas 29/02/2000)