Smart city

La Smart City, un concept qui séduit moins ?

  • 14 Août
    2018

Aux États-Unis, il est estimé que deux tiers de la population ne souhaite pas vivre dans une Smart City. Explications.

Jusqu'à récemment, tout semblait porter à croire que les individus voulaient des villes de plus en plus intelligentes et connectées. Preuve en est le rapport « Building Smarter Cities and Communities » publié l'an dernier par CompTIA (le leader des fournisseurs de certifications des technologies de l'information), selon lequel six Américains sur dix exprimeraient un intérêt à vivre dans une Smart City. Mais l'engouement général s'affaiblit, et la récente étude publiée par Vrge Strategies porte à 66% l'estimation de citoyens qui ne souhaitent pas s'installer dans une Smart City. En cause ? Une volonté de protéger davantage leur vie privée et leurs données personnelles – dont l'exploitation est un pilier des villes de demain telles que les groupes technologiques les imaginent. 67% des individus interrogés ont déclaré qu'ils ne partageraient pas leurs informations personnelles aux entreprises technologiques même si cela permettait de réduire leurs déplacements quotidiens. Et 65% ne partageraient pas leurs dossiers médicaux même si cela permettait d'améliorer leurs soins de santé. Un manque de confiance qui, s'il n'empêche pas la grande majorité de la population d'utiliser des smartphones et de partager leurs données au quotidien, semble poser problème à grande échelle. Les villes connectées, qui ont révolutionné l'accès aux services, ont aussi transformé le rapport à la confidentialité. Et les économies de temps et d'argent ne semblent plus suffisantes pour compenser le partage de données. La restoration de la confiance semble alors essentielle, dans un contexte où 55% des Américains pensent que les entreprises technologiques ne se soucient pas de l'impact de leurs produits sur la société.

Rédigé par Marie-Eléonore Noiré