Smart city

Comment la Smart City embrasse l'économie du partage aux États-Unis

  • 07 Nov
    2017
  • 2 min

L'économie du partage transforme les villes. Certaines collaborent directement avec les entreprises technologiques pour améliorer leurs services, quand d'autres sont plus réticentes. Une récente étude fait le point sur le sujet.

Beaucoup d'espoirs sont placés dans l'économie du partage. Cette économie collaborative pourrait rendre certains services plus abordables, comme l'accès à un trajet en voiture par exemple. Pourtant, les entreprises technologiques de ce secteur n'ont pas toujours une relation facile avec les villes dans lesquelles elles s'implantent. À San Francisco, une bataille juridique a ainsi opposé la municipalité à AirBnb. La plateforme de location de logements de particuliers est aussi désormais strictement régulée à New York. Uber a également eu des différends avec plusieurs villes. À Austin, le service a été suspendu pendant plusieurs mois avant d'être récemment réintégré. Le test de véhicules autonomes réalisé par l'entreprise de chauffeurs à la demande a également été source de conflits. Dans quels états d'esprit sont les villes aujourd'hui ? Le groupe de pression National League of Cities, qui regroupe 19000 zones urbaines, vient de publier une étude sur le sujet. Il y a deux ans, 56% des villes interrogées voulaient développer de nouvelles réglementations concernant les entreprises de l'économie du partage, 55% des municipalités étaient alors confrontées à une croissance de ces services. Aujourd'hui, 55% des villes disent avoir de bonnes (voire de très bonnes) relations avec Uber, Lyft ou AirBnb, quand 40% n'en ont que peu ou très peu. Si 16% des répondants ont conclu un partenariat avec une entreprise de l'économie collaborative, ils sont 79% à l'envisager. Et 62% des gouvernements locaux soutiennent ces initiatives. Les villes sont donc plutôt réceptives aux bienfaits de ces nouveaux usages mais s'inquiètent cependant toujours des effets négatifs. Certaines craignent un accroissement des inégalités. Et c'est la raison pour laquelle elles poussent à la régulation, pour s'assurer que personne n'est lésé. La collaboration entre les deux entités pourraient améliorer la compréhension des enjeux de chacun et bénéficier à tous. Les villes sont en tout cas preneuses d'un échange de données qui irait plus loin que ce que propose déjà Uber avec Movement.

Rédigé par Sophia Qadiri