préfére s'implanter en Irlande plutôt qu'à Bayonne. Après avoir reçu une proposition alléchante formulée par les pouvoirs publics irlandais, la société Rectifier vient de retirer son offre d'install...

préfére s'implanter en Irlande plutôt qu'à Bayonne. Après avoir reçu une proposition alléchante formulée par les pouvoirs publics irlandais, la société Rectifier vient de retirer son offre d'installation à Bayonne avec qui elle était en négociation depuis 21 mois. Cette nouvelle unité s'ajoutera aux 5 usines dont elle dispose déjà : 2 aux Etats-Unis, 1 au Mexique, 1 en Angleterre et la dernière en Italie. Employant dans le monde 2 800 personnes, IR réalise un chiffre d'affaires annuel de 2,5 milliards de F. La micro-informatique, l'aéronautique et les télécommunications sont ses principaux clients. La société américaine aurait investi à Bayonne 2,6 milliards de F, créé 700 emplois dont 150 d'ingénieurs et généré par la sous-traitance 4 000 postes de travail environ. D'ores-et-déjà, un espace de 20 hectares avait été réservé à Bassussary à 5 km au sud-est de Bayonne. Un peu amer, Jean-Marie Berckmans, président de la CCI de Bayonne, constate "nous avons perdu une bataille" et explique le volte-face d'hier en assurant que "nos interlocuteurs ont été choqués par les taux de la taxe professionnelle". IR aurait dû débourser annuellement 160 000 F par emploi créé. Les dirigeants d'IR auraient également hésité du fait "des incertitudes qui planent aujourd'hui sur les réformes en France". Pour ratifier son choix irlandais, IR s'est donné trois mois. (Les Echos - 01/10/1997)