Smart city

Uber et Lyft viennent en aide au transport médical

  • 06 Mar
    2018
  • 2 min

Les sociétés san franciscaines de chauffeurs à la demande opèrent désormais aussi dans le secteur de la santé.

Offre similaire pour les deux concurrents, qui s'attaquent à un problème concernant chaque année 3,6 millions d'Américains : le manquement d'un rendez-vous médical faute de transport (et qui participe aux 150 milliards de dollars de coûts que représentent les rendez-vous manqués en général). Lyft souhaite faire diminuer drastiquement cette statistique côté patients – de moitié d'ici deux ans. Les deux entreprises ont donc chacune lancé leur offre pour promouvoir l'accès à la santé au plus grand nombre. Les annonces ont fait grand bruit, car il s'agit de déploiements à grande échelle, mais les solutions ne sont pas nouvelles, ni pour Uber, ni pour Lyft – elles datent même d'il y a deux ans. Plus récemment, Uber a annoncé qu'Uber Health, le système de réservation de transport par les prestataires de santé, testé depuis l'été dernier auprès d'une centaine d'organisations, concernerait désormais l'ensemble du territoire des États-Unis. Lyft a quant à elle annoncé son partenariat avec Allscripts, une société spécialisée dans les technologies de l'information, pour une extension de l'interface de programmation applicative de Lyft Concierge. En l'occurence, ce sont donc 2 500 hôpitaux, 45 000 cabinets médicaux et 180 000 médecins, soignant ensemble plus de sept millions d'individus, qui peuvent utiliser le service pour le transport de leurs patients. Uber et Lyft factureront la course au fournisseur de soins ou à l'assureur, et non au patient. Patient qui d'ailleurs n'a pas besoin d'un smartphone ni d'une application mobile pour bénéficier de ces services de transport médical non urgent, puisque les détails de son voyage lui sont envoyés par SMS. Combinées aux visites à domicile et à la télémédecine, ces solutions devraient contribuer à démocratiser l'accès aux soins.

Rédigé par Marie-Eléonore Noiré