Fin février, Philips avait lancé une offre de rachat sur le fabricant américain de semi-conducteurs VLSI Technology. L'offre de rachat porte sur la totalité du capital de la société américaine au pr...

Fin février, Philips avait lancé une offre de rachat sur le fabricant américain de semi-conducteurs VLSI Technology. L'offre de rachat porte sur la totalité du capital de la société américaine au prix de 17 dollars l'action, ce qui valorisait la transaction à 900 millions de dollars environ.

Vendredi, le conseil d'administration de VLSI a rejeté à l'unanimité "l'offre inamicale" de Philips. Recommandant à ses actionnaires de ne pas apporter leurs titres à Philips, le conseil d'administration a estimé que l'offre de Philips est "inappropriée et n'est pas dans l'intérêt des actionnaires". Il a également estimé que le groupe VLSI "devrait rechercher des alternatives stratégiques, que ce soit une fusion, une vente ou une recapitalisation".

Employant 2 200 salariés dans le monde, VLSI est spécialisée dans la conception et la fabrication de circuits intégrés pour l'informatique, les communications sans fil, les maillages de réseaux et l'industrie des produits digitaux destinés au grand public. Une analyste d'ABN-Amro estime "ses compétences sont complémentaires des activités de semi-conducteurs de Philips". Selon Dataquest, l'acquisition de VLSI permettrait à Philips de passer du 8ème rang mondial des producteurs de semi-conducteurs aujourd'hui au 6ème rang. (Le Monde - 20/03 - Le Figaro - 20-21/03 - Les Echos - La Tribune - 22/03/1999)