Smart city

Comment Zenuity s'assure que les véhicules autonomes sont sûrs

  • 06 Mar
    2018
  • 2 min

L'entreprise commune à Volvo et Autoliv, Zenuity, tente de convaincre les futurs utilisateurs du véhicule autonome de sa sécurité en faisant preuve de pédagogie.

Volvo vient d'annoncer le lancement de son fonds de capital-risque Volvo Cars Tech Fund, pour investir dans des start-up qui l'aideront à s'adapter au futur de la mobilité. Cette préoccupation du constructeur suédois se retrouve dans la joint venture Zenuity, créée avec le fabricant d'équipement de sécurité automobile Autoliv, et qui a vocation notamment à développer une technologie de véhicule autonome sûr. Voire même plus sûr que ne le serait un véhicule traditionnel, conduit par un humain. Jonas Nilsson et Erik Coelingh, employés de Zenuity ont détaillé quels sont les critères pour considérer qu'une voiture sans conducteur est fiable dans un article consacré au sujet. Selon eux, un tel véhicule doit avant tout être capable de surmonter ou contourner les obstacles qui se présentent sur la route et maîtriser son champ de compétence pour éviter de se mettre en situation de danger. Leur stratégie pour s'assurer que les passagers pourront faire confiance à la technologie combine un test en situation réelle et une méthode dite        « diviser pour mieux régner ». Cette dernière implique de se consacrer à quatre différentes composantes de la technologie : l'interface humains-machine, la perception, la prise de décision et le contrôle du véhicule. Et de les tester avec la procédure qui convient le mieux : que ce soit via une simulation informatique, un petit tour sur une piste destinée à l'essai ou en condition de circulation réelle. L'objectif est de parvenir à répondre à des questions simples qui permettront de mesurer le degré de sécurité à bord, par exemple : est-ce que le véhicule est capable de dire si ses capteurs sont bloqués par la neige ou si une température trop basse les altère ou encore est-ce que la voiture peut ajuster sa prise de décision en fonction de ses contraintes. Expliquer pédagogiquement quel processus permet de vérifier que les passagers sont entre de bonnes mains avec l'intelligence artificielle a pour but de les rassurer. Une initiative nécessaire pour les constructeurs de véhicules autonomes puisque près de 74% des personnes vivant aux États-Unis considèrent que ce type de voiture n'est pas sûr, d'après une étude du cabinet de conseil et d'audit Deloitte.

Rédigé par Sophia Qadiri